La colocation est un formidable mode d’habitat sur le papier. En pratique, il n’est pas toujours simple de vivre en harmonie avec ses colocataires. Problème de communication, manque de respect de l’intimité de chacun, désaccords récurrents sur les tâches ménagères et les courses, bref, il existe de nombreuses zones de risques qui peuvent mettre à mal le bon fonctionnement d’une colocation.

Afin d’éviter et même d’anticiper les problèmes, il existe une solution : fixer des règles de base à respecter pour que la colocation se passe bien.

Voici quelques règles de base à suivre pour bien vivre en colocation

  • Communiquer clairement : Il est important de communiquer clairement les attentes, les besoins et les limites de chacun pour éviter les malentendus et les conflits. Il est important de discuter des règles de vie commune en amont et de se mettre d’accord sur les tâches ménagères, les horaires de sommeil, la gestion des invités, etc.
  • Respecter l’intimité des autres : Il est important de respecter l’intimité des autres colocataires et de ne pas entrer dans leur chambre sans permission. Il est également important de respecter les horaires de sommeil et de ne pas faire de bruits excessifs.
  • Partager les tâches ménagères : Il est important de se mettre d’accord sur les tâches ménagères et de les partager équitablement. Il est également important de maintenir un niveau de propreté acceptable pour tous.
  • Partager les frais de manière équitable : Il est important de se mettre d’accord sur la répartition des frais tels que le loyer, les factures d’électricité, d’eau, de gaz, internet, etc. Il est également important de discuter de la gestion de l’argent pour les courses alimentaires et les produits ménagers.
  • Faire preuve de tolérance envers les différences culturelles et les styles de vie.
  • Discutez des problèmes qui surviennent de manière ouverte et résolvez-les de manière pacifique.

Contrat moral ou contrat écrit ?

Le bien vivre ensemble est une question de respect, de partage et de communication. Afin que les choses soient bien claires dès le départ, il convient de se mettre d’accord sur les règles de base que vous souhaitez instaurer dans votre colocation. Si vous intégrez une colocation existante, il vous faut respecter les règles déjà établies. A l’occasion, vous pourrez toujours négocier quelques dérogations avec vos colocataires si besoin.

Pour la définition et l’acceptation des règles d’une colocation, en général, tout cela est basé sur un contrat moral. Celui-ci est donc le plus souvent immatériel et conclut via un accord verbal. Par définition, il est donc très volatil et se contourne et se transgresse assez facilement. En effet, si les règles ne sont pas posées à l’écrit très clairement, il est assez facile de s’y soustraire.

Au contraire, si les règles sont rédigées de manière formelle sous forme de contrat écrit et signé, chaque colocataire se doit de les respecter et ne peut pas feindre d’avoir oublié ou de ne pas comprendre ce qu’on lui reproche.

Et pourquoi pas une charte de bonne conduite pour colocataires ?

Au-delà d’un contrat, qui peut paraître trop formel, vous pouvez très bien mettre en place une charte de bonne conduite pour votre colocation.

Cela peut aider à clarifier les attentes et les responsabilités de chaque colocataire, à prévenir les malentendus et les conflits, et à établir une atmosphère harmonieuse dans la colocation. Il est important que tous les colocataires signent la charte pour en garantir l’application.

Faut-il rédiger une charte de bonne conduite pour colocation ?
Faut-il rédiger une charte de bonne conduite pour colocation ?

Qu’est-ce qu’une charte de bonne conduite pour colocation ?

Une charte de bonne conduite est un document écrit qui établit les règles et les attentes pour le comportement et la vie quotidienne dans une colocation ou un autre environnement communautaire.

Elle peut inclure des sujets tels que les heures de sommeil, l’utilisation des espaces communs, la propreté, le bruit, les invités, la gestion des tâches ménagères, les dépenses communes, etc.

Le but de la charte est de promouvoir une convivialité et une cohésion saines entre les colocataires et de prévenir les conflits.

Comment rédiger une charte de bonne conduite ?

Voici les étapes générales importantes à suivre pour rédiger une charte de bonne conduite pour colocation :

  1. Déterminez les objectifs de la charte : définissez les attentes et les objectifs pour la vie en colocation, en prenant en compte les besoins et les opinions de tous les colocataires.
  2. Décidez des sujets à inclure : réfléchissez aux problèmes fréquents ou aux zones de conflit potentiels dans les colocations et décidez des sujets à inclure dans la charte.
  3. Écrivez le texte de la charte : rédigez le texte de la charte en utilisant un langage clair et concis. Assurez vous d’inclure des règles spécifiques, des conséquences pour les infractions et des moyens de résolution des conflits.
  4. Discutez et ajustez la charte : discutez la charte avec tous les colocataires et apportez les modifications nécessaires jusqu’à ce que tout le monde soit d’accord.
  5. Faites signer la charte : une fois la charte finalisée, faites-la signer par tous les colocataires pour montrer leur engagement à suivre les règles énoncées.
  6. Imprimer la charte et affichez la dans le logement à la vue de tous. C’est un bon moyen de rappeler les règles de manière simple et discrète.

Il est important de tenir compte des opinions et des besoins de tous les colocataires dans la rédaction de la charte pour garantir sa viabilité et son acceptation par tous.

Comment régler des conflits dans une colocation ?

Avec ou sans charte de bonne conduite, il arrive que des conflits éclatent dans une colocation. A ce moment-là, que faire ? Comment désamorcer le problèmes et trouver les meilleures solutions ?

Il existe plusieurs moyens de régler les conflits dans une colocation :

  1. Discutez ouvertement et calmement des problèmes avec les autres colocataires. Écoutez les points de vue de chacun et essayez de trouver une solution qui convient à tous. Pour ce faire, vous devez vous réunir physiquement et échanger de manière cordiale. N’hésitez pas à structurer la prise de parole et les argumentions pour que la discussion ne tourne pas en ronde. Vous pouvez utiliser le plan suivant par exemple :
    • Constat : « Kévin laisse traîner ses chaussettes sales dans les espaces communs de la colocation« .
    • Problèmes : « Cela dérange les autres colocataires car ça sent mauvais et ça met le logement en bazar ».
    • Solutions : « Demandons à Kévin de bien vouloir laisser ses sous-vêtements sales dans sa chambre pour ne pas importuner les autres et laisser le logement rangé ».
  2. Si vous n’arrivez pas à vous mettre d’accord, demandez l’aide d’un tiers neutre, comme un ami ou un conseiller, pour faciliter la communication et la résolution de conflits.
  3. Faites preuve de flexibilité et de compromis pour trouver une solution qui convient à tous.
  4. Il est important de respecter les attentes et les limites des autres colocataires, et de travailler ensemble pour maintenir une bonne convivialité.
  5. Si les conflits persistent et ne peuvent être résolus de manière pacifique, il peut être nécessaire de chercher une autre colocation ou de mettre fin à la colocation existante de la personne qui pose problème.
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